Jean Marc TingaudBiographie 

Jean-Marc Tingaud  est né à Saulieu, petite ville du Morvan, au centre de la Bourgogne. Il y grandit auprès de son oncle et de ses grands parents paysans, courant les prés, les bois et les champs, aidant aux travaux de la ferme, faisant à vélo plusieurs fois le “tour du monde”. Il s’amuse à construire, à cette époque, d’étranges sculptures, assemblages improbables d’objets trouvés, de branches, de plumes, de fruits et de légumes glanés çà et là, production éphémère… Il ne reste aujourd’hui qu’une seule photo prise par son père, où on le voit âgé de six ans exhiber une de ses œuvres, aux côtés de son jeune frère Jean Louis…

A l’école puis au collège, le Larousse lui ouvre ses cartes, ses planisphères et les clefs de l’évasion, la section Beaux-Arts l’intérêt pour la peinture, les nus de Boucher ses premiers émois érotiques… Les interminables études surveillées lui auront fait découvrir avec la même intensité l’ennui et son antidote rêveuse, l’envie dévorante de découverte et de voyages, la passion pour l’art, dans toutes les cultures et sous toutes ses formes.

Après de brèves études, il séjourne au Maroc et voyage depuis la France jusqu’en Inde, traversant Italie, Yougoslavie, Bulgarie, Turquie, Iran, Afghanistan et Pakistan. En 1972, il rencontre Alfredo Dominguez, peintre, graveur et musicien bolivien, réfugié en Suisse avec sa famille. Il décide alors de partir en Bolivie où sévit à l’époque la dictature de Banzer. Arrêté alors qu’il photographiait dans un poste de police des faubourgs de La Paz, interrogé puis libéré peu après, il décide de devenir photographe.